On va dire que l’histoire commence hier vers 3 heures de l’après-midi. Mon papa me conduit à Paris pour que j’y prenne l’avion. Finalement je conduis quand même sur la moitié du chemin. Sa voiture est vraiment alsome parce qu’il y a un régulateur de vitesse. C’est vraiment un truc de flemmard, on surveille la route histoire de pas rentrer dans quelqu’un, on surveille le rétro dès qu’on veut doubler, et c’est fini… C’est quand même dangereux parce que du coup on est moins réactif aux évènements.
Arrivée sur Paris je vais voir ma tata Michelle, mon tonton Paul et mes deux affreux petits cousins qui commencent par me déballer leur collection de jeu de playstation et à m’expliquer à quel endroit ils se sont arrêtés pour chaque jeux et pourquoi. Au bout de cinq minutes on en a marre…
Finalement je ne m suis pas couchée très tôt parce que j’ai bouquiné entretient avec un vampire jusqu’à pas d’heure…
Cinq heure moins dix, mon oncle viens frapper à la porte du salon où je roupille vaguement. Je me lève, je déjeune : café et céréales, et me met sous la douche. Je sors et je me pose à table. Quand je disais que j’avais besoin de vingt minutes pour me préparer le matin ! Pourquoi je ne peux pas me lever plus tard si je mets moins de temps ?
Mais soudain c’est le drame !! Il paraitrait qu’il y aurait un papier à remplir sur internet pour aller aux états unis, au moins 72 heures avant, et dont je n’ai jamais entendu parler (mon père non plus d’ailleurs). Donc gros coup de speed pour tout le monde. Sur internet le site est en construction donc on ne peut pas s’inscrire. On spécule sur ce que ça va donner, ma tante est persuadée que je ne pourrais pas monter dans l’avion (très rassurant).
Finalement on part pour l’aéroport, je pose mon bagage sans entendre parler du foutu papier. Mon père hausse les épaules et me dis au revoir. Je passe les premiers contrôles sans entendre parler du papier. Je cherche la porte A-je-sais-plus-quoi, j’attends l’heure et j’entre dans l’avions sans entendre plus parler du papier.
Il faut alors que je fasse une pause dans les descriptions techniques pour vous parler de l’avion.
L’avion, c’est génial.
A partir du moment ou tu mets le pied dans l’avion, tu perds complètement toute notion du temps : tu es là pour environs 10 heures et il y a un décalage horaire monstrueux entre l’heure où tu rentre et l’heure ou tu sors. La solution est donc d’oublier complètement l’existence de cette notion absurde qu’est le temps pendant la durée du voyage et de régler sa montre à l’arrivée.
Le meilleur moment c’est le décollage et l’atterrissage. Je ne fais pas attention quand l’avion se déplace, mais quand j’entends le moteur qui commence à vrombir pour le décollage, j’arrête immédiatement l’activité en cours et je me fige.
C’est le moment où on est à moitié certain qu’on va se crasher, et tout d’un coup ça n’a plus aucune importance parce que la vie est sans importance. Je suis seule dans mon siège avec moi-même (d’ailleurs c’est qui ?). Mon cœur s’emballe, et quand l’avion décolle pour de bon mon cœur se soulève. De la même manière, quand l’avion se pose brutalement sur la piste dans un vacarme infernal, en secouant la coque dans tous les sens, je m’en fiche, je me sens bien parce que c’est un des rares moments où je suis immunisée contre tout. Me voici invisible au décollage et à l’atterrissage…
Pendant le voyage il ne se passe rien. Les hôtesses passent avec des collations, on a l’impression que c’est toutes les cinq minutes mais curieusement on a tout le temps faim. Je lis je regarde la télé, j’appelle l’hôtesse parce que la télé marche pas, j’écoute un peu de musique et je rappelle l’hôtesse parce que l’écran a encore planté, je me mets le début d’un film qui est nul alors je m’endors, je me réveille dix minutes plus tard et j’ai bavé sur mon pull…
Etonnamment, on finit par arriver à destination.
Là je passe environs une heure à faire la queue pour passer la douane, où je n’aurais finalement pas eu de nouvelle du papier mystérieux qui était indispensable pour passer aux US. Laissons tomber.
Je traverse tout l’aéroport de Houston au pas de course pour prendre l’avion suivant. A peine décollé, on atterrit. Je me retrouve dans un demi-sommeil à attendre ma valise devant le tapis roulant. C’est pas la mienne, c’est pas la mienne, c’est pas la mienne…
Soudainement quelqu’un me tape sur l’épaule, une femme âgée en T-shirt rose fuchsia qui e fait : « Are you Alice ?
- Yes ! »
S’ensuit un hug inattendu. Je vous présente Beverly Sturms, la femme de Jim Sturms, chez qui je squatte. On met environs une heure et demie pour arriver chez eux, une maison énorme perdue dans la cambrousse, entouré de ranch. C’est la classe le Texas, il y a des cactus de partout et même un incendie en foret pour faire classe…
J’ai une chambre à moi avec une salle de bain. Il fait froid à l’intérieur à cause de la clim et on crame dehors parce que c’est l’été. Ils ont une chienne nommée Daisy qui vient me baver dessus toutes les cinq minutes.
Je me sens un peu comme dans
un autre univers. J’ai la sensation d’être totalement seule et je ne suis pas sûre que ça me déplaise. Tout est plus grand. Les voitures sont énormes. La route est gigantesque et le moindre
magasin fait des kilomètres de long. On reconnait le style américain des publicités : de la réclame sans image, du rouge sur du bleu foncé, qu’est-ce que c’est moche.
Et la faune, terrible décalage. On se croirait dans un lieu ancien. Quand on regarde les arbres, on se retrouve des siècles en arrière, on voit presque les indiens qui se promènent à la lisière de la forêt. Les états unis c’est un drôle de mélange de nouveau et d’ancien. C’est comme un autocollant de vie occidentale collé sur un décor de far west. Je deviens folle…
Il est 2h26 en France et il est 7 :26 pm ici. Je suis morte, je crois que je vais aller squatter la baignoire et trainer au chaud dehors… See you.
A partir de ce charmant message (hinhin), je m'octroie le droit de mettre n’importe quoi dans cette colonne (alors attention ça va être le défoulage).
Signé : Ayss à encore frappé sur son blog

Arteficier dit : t'en pense quoi de ton blog toi ?
Ayss dit : c'est une vérité qui change
j'écris des choses de manière complètement impulsive
d'un jour à l'autre mon point de vue change
Arteficier dit : oui j'ai vu ca
Ayss dit : donc ce qui est écrit est vrai pendant au moins un moment
après je sais pas ce que ça devient
Arteficier dit : faut vraiment que je les lise au jour le jour
sinon ca fait bizarre
Ayss dit : je vais marquer ça quelque part je crois